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Chamoson appartient à un secteur géologique qui se distingue
par des affleurements importants de calcaire et de schistes argileux et
marneux (ardoises) recouvrant le socle continental européen constitué
lui de granites et de gneiss.
Le vignoble de Chamoson appartient à des entités géologiques
distinctes et présente une grande diversité de sols et de
reliefs.
Le 90 % du vignoble de Chamoson est planté sur le
grand cône de déjection et d'alluvions formé
pour l'essentiel il y a 5 000 ans et constitué de schistes
argileux aaléniens (Jurassique moyen ou Dogger) et de calcaires
métamorphiques provenant du Haut-de-Cry et de l'Ardèvaz,
charriés par les torrents (Losentse, Cry, Saint-André).
Le cône ne contient plus aucune trace de moraines rhodaniennes.
De déclivité relativement faible, il est assez perméable
à l'eau.
La dernière partie du vignoble est cultivée en terrasses
sur les dépôts glaciaires ou moraines qui
datent de la fin de la dernière période glaciaire du Quaternaire.
Ce sont des moraines de glaciers locaux qui se sont développées
après le retrait du glacier rhodanien sur les restes détruits
par l'érosion des moraines du grand glacier du Rhône. Elles
se caractérisent par une abondance d'éléments calcaires,
de structure assez chaotique, de silts, de sable grossier, de graviers
et de cailloux, parfois mêlés d'argiles.
D'autre part, une étude sur l'alimentation en eau effectuée
dans le vignoble local a mis en évidence deux terroirs typiques
du vignoble de Chamoson et confirme le rôle déterminant d'une
contrainte hydrique modérée pour la maturité du raisin :
a) des terrains riches en alluvions fins et matières organiques,
idéaux pour la culture des cépages rouges. Situés
plutôt en bordure de la Losentse, ces terrains profitent notamment
de l'apport des eaux limoneuses caractéristiques du Torrent de
Cry et du Tséné.
b) des terrains calcaires, secs, rocailleux, avec schistes ardoisés
noirs, idéaux notamment pour la culture du Johannisberg, le vin
emblématique de Chamoson. Ces terrains se trouvent sur les crêtes
et coteaux bien exposés à la chaleur du soleil.
Les alluvions de la rivière Losentse ont conféré
aux différents sols une composition calcaire et relativement acide,
source d'une multitude de terroirs différents, expliquant en partie
la grande variété des vins.
En effet, ce vignoble se divise en 19 secteurs d'encépagement
correspondant à 19 terroirs qui portent encore aujourd'hui les
noms des lieux-dits attribués par nos ancêtres, précieux
héritage de leurs observations et de leur savoir empirique :
La zone village Chamoson;
Artelin et Raffort;
Les Riverettes et Les Crêtes;
Brayères;
Illiarisses;
Lumères;
Tsoume et Beuble;
Les Champlans et Grü;
Rougin, Bessony et Les Combes;
Trémazières et Collombey;
Champs de Croix, Prieuré et Vouettaz;
Pierre Bénite, Rottaz, Proz Favre et Plantoz;
Les Arbaz;
Grand-Praz et Dzervine;
Ravanay;
Prés des Pierres;
La Crêttaz;
Les Tzavannes;
Longerayes et Les Boutesses |
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